Etat : Louisiane.
Commençons d'abord par quelques mots d'histoire pour mieux comprendre ces explications. La Nouvelle-Orléans fut fondée par des créoles
français en 1718, d'où la très grande influence créole que l'on trouve partout dans cette région. C'est l'écossais
John Law qui, après avoir obtenu une charte d'exploitation du territoire de la Louisiane grâce à Philippe d'Orléans,
régent de Louis XV, demanda à son tour à un autre français, Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville, d'y
établir un avant-poste. De Bienville choisit un endroit sur la rive Est du fleuve, à 178 kilomètres du golfe du
Mexique, qu'il appela Nouvelle-Orléans, en l'honneur du duc d'Orléans.
Les premiers habitants de la Nouvelle-Orléans étaient composés de canadiens, d'artisans, de détenus et d'esclaves
noirs et indiens. Des français ainsi que d'autres européens arrivèrent peu de temps après. La ville fut cédée à
l'Espagne en 1762, avec la Louisiane occidentale, et repassa sous administration française en 1800. Trois ans plus
tard, la Louisiane (dont la Nouvelle-Orléans était la capitale depuis 1722) fut vendue aux états-Unis par Napoléon.
Population : 465.000 habitants. 1.100.000 avec l'agglomération.

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Le Vieux Carré
Le French Quarter, appelé aussi le Vieux Carré (bien qu'il ait la forme d'un rectangle), est le quartier
historique de la Nouvelle-Orléans. Il a été dessiné par un architecte français au début du dix-huitième siècle
avec l'idée d'en faire une sorte de village. Après les violents incendies
qui ont touché la ville à la fin du dix-huitième siècle, la plupart des maisons du Vieux Carré ont été reconstruites par
les Espagnols, ce qui explique que le style architectural rappelle plus l'Espagne que la France. La Nouvelle-Orléans
se composait à l'époque de deux mondes qui ne se fréquentaient quasiment pas. Le Vieux Carré était le cŠur du monde
créole, tandis que le monde américain se trouvait plus à l'ouest. Bien que nos ancêtres ne soient pas restés très
longtemps dans la région (1/4 des habitants de la Louisiane revendiquent pourtant une ascendance française), les
noms de plusieurs rues témoignent de l'influence française : Toulouse, Chartres, Dauphine, La Salle, ... Le
quartier se découvre à pied. Comptez 3 heures pour en faire le tour, plus si vous souhaitez vous arrêter dans
les sites ouverts au public.
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Balcons en fer forgé
Dans tout le quartier, de nombreuses maisons arborent ces typiques balcons en fer forgé, ciselés avec
délicatesse. Les plus belles se trouvent sur Royal Street, une des rues les plus célèbres du Vieux Carré,
ainsi que dans les rues perpendiculaires. On peut y admirer de très belles balustrades, ornées de plantes suspendues,
comme celles du fameux La Branche Building,
constituées de motifs bien réguliers de feuilles de chênes et de glands. La Nouvelle-Orléans a bénéficié du savoir-faire
des afro-américains dans le domaine des grilles en fer et de
la charpenterie. C'est d'un de ces balcons qu'Elvis Presley a chanté Crawfish dans le film King Creole.
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Bourbon Street
Cette rue parallèle à Royal Street traverse également le Vieux Carré. A l'origine, on y trouvait de
nombreuses boites de jazz. Aujourd'hui, cette célèbre rue est un coin touristique et commercial très
animé. On y trouve de tout : spectacles de strip-tease auquel on vous invite à assister lorsque vous passez
dans la rue, vendeurs de hot-dogs ambulants, bars, grands restaurants, boites de jazz, cafés avec concerts
rock, ... Dès la fin de l'après-midi, la rue devient piétonne et la musique sort de tous les bars. Mais on
y entend peu de jazz. Pour en écouter, il faut s'éloigner un peu. Les soirs de week-end, la rue est envahie
par la foule, qui s'entasse jusque sur les balcons. Point commun avec Las Vegas, la ville reste active toute
la nuit, et comme elle, c'est une des rares à ne pas imposer d'heure de fermeture pour les différents établissements.
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Pour écouter du jazz : Preservation Hall
La Nouvelle-Orléans est la ville où naquit le jazz à la fin des années 1800. Pour en écouter, voici une adresse
incontournable: Preservation Hall (726 Peter Street). Construit en 1817, ce pittoresque
bâtiment à la vieille façade de bois est un véritable conservatoire du jazz. Attention : on vient ici uniquement
pour écouter du jazz (il n'y a pas de bar). Un orchestre, qui change tous les jours, y donne des concerts tous
les soirs de 20h30 à minuit, par séance de 30 minutes avec une pause entre chaque. De nombreux amateurs font la
queue pour y assister. La salle, rustique, est toute petite, et seuls les premiers rangs sont assis sur des
chaises. Les autres restent debout dans le fond de la salle. L'entrée coûte $5 par personne, mais une fois entré,
on peut y rester jusqu'à la fin. Plusieurs autres boîtes existent dans le secteur, comme la toute proche
Maison Bourbon Dedicated for the Preservation of Jazz (entrée gratuite mais consommation obligatoire).
Dans le quartier, il est également possible d'écouter d'autres styles de musique : blues (issu du nord-ouest du Mississippi),
Zydeco, Rock, folklore Cajun, rythm&blues, gospel ou dixieland (un son rendu populaire à travers le monde par Louis
Armstrong). Les grands clubs de jazz se remplissent vers 22h, mais c'est vers 1h du matin que l'ambiance devient
chaude. Dans la rue, on rencontre parfois des musiciens
qui jouent des airs de jazz en échange de quelques pièces.
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Autour de Jackson Square
Etabli en 1721 comme champ d'entraînement, Jackson Square fut connu pendant plus d'un siècle sous le nom de Place
d'Armes. C'est le cŠur du Vieux Carré. Tout autour du square, on trouve vendeurs ambulants, musiciens de rue,
diseurs de bonne aventure (tarots, lignes de la main), et portraitistes qui accrochent leurs toiles aux grilles
du square. Au centre du square, la statue du général Jackson sur son cheval fut installée en 1853 (pour l'anecdote,
ce fut la première statue au monde avec plus d'un sabot de cheval ne reposant pas sur son socle). Il s'agit d'un
hommage à ce militaire qui défendit la ville contre les attaques anglaises en janvier 1815, avec la seule aide d'une petite
troupe d'hommes. Le Marquis de Lafayette y reçut également les honneurs de la ville en 1825 pour avoir aidé les Américains
dans leur combat contre les Anglais. Même le Président Charles de Gaulle s'y rendit en 1960. Devant le square
attendent des calèches, pour ceux qui voudraient faire une balade comme les riches familles d'autrefois.
Les 2 côtés du square sont bordés par deux très longs édifices en brique rouge symétriques (les Pontalba
Buildings) dont les arcades abritent restaurants, magasins ainsi qu'un centre d'information pour les visiteurs.
Il furent construits entre 1849 et 1851 à la demande de la baronne Micaela Almonester de Pontalba, fille de Don
Andres Almonester Y Roxas (l'homme le plus riche de la colonie durant la période espagnole).
En bas à gauche de la photo, Jackson Brewery (surnommée JAX) est une ancienne grosse brasserie transformée
en centre commercial (une cinquantaine de cafés, restaurants et boutiques, dont un Virgin Megastore). La promenade
Moon Walk, située entre Jackson Square et le Mississippi fut nommé ainsi en l'honneur de Moon Landrieu qui
fut maire de la ville.
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La cathédrale Saint Louis, le Cabildo et le Presbytère
Au nord du square, la Cathédrale Saint Louis, avec ses 3 clochers hauts et pointus, est la plus vielle
cathédrale des Etats-Unis (elle fut édifiée en 1727, au moment de la naissance du quartier). Ce fut également la
première église catholique d'Amérique du Nord. C'est la troisième à cet emplacement. Après un incendie en 1788, et fut
reconstruite, puis agrandie en 1849. L'église actuelle date de 1849-51. Elle fut consacrée cathédrale le 24
décembre 1794. Les 2 premières églises n'étaient que paroissiales. Situé à gauche de la cathédrale, le Cabildo
fut construit en 1779 et servait de commissariat. Mais il brûla en 1788. Don Andres Almonester Y Roxas fit don des fonds nécessaires à la
reconstruction d'un autre bâtiment qui fut érigé de 1795 à 1799. Durant l'occupation espagnole, cet édifice
abritait le siège du gouvernement espagnol, qui commandait toute la vallée du Mississippi. Après l'Espagne,
ce fut au tour de la France d'y gouverner la Louisiane. C'est également ici, dans une salle du deuxième étage
appelée Sala Capitular, que fut signé l'acté de vente de la Louisiane aux Etats-Unis en 1803. Le Cabildo
abrita ensuite la mairie de 1803 à 1853, puis la Cour Suprême de Louisiane de 1853 à 1910. On peut encore voir
une partie de l'ancien commissariat au rez-de-chaussée, et la prison, située derrière le bâtiment, était encore
utilisée en 1914. C'est aujourd'hui un musée consacré à l'histoire de la Louisiane (l'arrivée des Français, la
période coloniale, la reconstruction après la guerre civile, la vie dans les plantations ou encore l'esclavage).
En 1791, Don Andres Almonester Y Roxas commença la construction d'un presbytère
à droite de la cathédrale qui devait servir de lieu de résidence pour le clergé de l'Eglise. Les américains
terminèrent le bâtiment en 1813 mais il ne servit jamais de presbytère. En 1853, la ville racheta le bâtiment
qui fait maintenant partie de l'ensemble des musées de l'état de Louisiane.
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French Market
Situé non loin du Mississippi et de l'endroit où beaucoup de gens débarquaient des bateaux, le Marché Français
est le plus vieux marché des Etats-Unis. Les fermiers des environs ont commercé à vendre leurs marchandises ici au
début des années 1800. Aujourd'hui, on trouve d'un côté la partie vente de fruits, légumes, viandes, volailles,
crabes, poissons-chats et autres produits locaux (saucisses d'alligator, sauces piquantes, épices pour le jambalaya)
et de l'autre des vendeurs d'objets artisanaux en tous genres pour les touristes.
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L'aquarium des Amériques
Situé au bord du Mississippi, l'aquarium des Amériques (créé en 1990) reconstitue le milieu naturel de la
faune et de la flore aquatiques du continent américain. 4 grands habitats sont proposés : Caribbean Reef
reproduit les récifs des Caraïbes avec ses requins (que l'on peut admirer depuis un tunnel en verre) et ses poissons
tropicaux ; la forêt amazonienne avec sa jungle, ses oiseaux (perroquets, toucans), reptiles, piranhas et grenouilles
multicolores ; le Mississippi avec ses bayous peuplés d'alligators (dont 1 alligator blanc, très rare) et
d'échassiers ; le golfe du Mexique avec un bassin de 1.500.000 litres où vivent plusieurs géants des mers, raies,
barracudas et méduses. On peut également y voir pingouins, otaries, raies électriques, tortues, hippocampes et
autres poissons de toutes formes et de toutes couleurs, ou encore toucher des requins avec la main dans un bassin.
Au total, ce magnifique aquarium, qui fait partie des 5 meilleurs aquariums du pays, abrite plus de 4000 espèces
et plus de 7500 spécimens. Les habitats sont parfaitement reconstitués et très pédagogiques. Entrée : $13,75 par
personne (tarif 2001). Possibilité de combos (tickets valables également pour une balade sur le Mississippi
et/ou une visite du zoo Aubudon). A côté de l'aquarium se trouve un Cinéma IMAX (plusieurs films sont proposés
sur écran géant).
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Mais aussi :
- Le couvent des Ursulines : Madame John's Legacy House et le couvent des Ursulines sont les seuls
vrais bâtiments français du Vieux Carré. Ce dernier est le plus ancien bâtiment de la vallée du Mississippi
et le premier couvent de Louisiane. Il fut édifié en 1745 à la demande de Louis XV. Les soeurs de St Ursule
arrivèrent de France à la Nouvelle-Orléans en 1727. Elles firent venir 82 femmes sorties des prisons parisiennes,
qui devinrent les premières épouses de la colonie, le nombre d'hommes étant supérieur à celui des femmes.
Plus tard, la situation évoluant, elles accueillirent des jeunes filles, envoyées de métropole. Ces jeunes
filles étaient choisies parmi les familles de bonne réputation, et confiées aux Ursulines jusqu'à ce que leurs
mariages soient arrangés. Elles ouvrirent également les premières écoles (indienne, catholique, noire) et
orphelinats. Elles emménagèrent dans le bâtiment qui porte leur nom en 1749. Ce couvent abrita la législature
de l'état de Louisiane de 1831 à 1834.
- Le monde créole : On peut explorer le Vieux Carré avec quelques uns des jardins et patios cachés.
Plusieurs maisons appartenaient aux grands planteurs. On apprend ainsi beaucoup sur la vie des
créoles, des gens de couleur libres et des esclaves, sur l'histoire de l'une des plus célèbres familles créoles de la Nouvelle-Orléans (les Duparc-Locoul) sur plusieurs
générations.
- Vaudou museum : les rites vaudous
étaient très puissants à l'époque de la colonisation française. Ces croyances furent introduites à la Nouvelle-Orléans
par des esclaves venus de Saint-Domingue et d'Haïti, surtout pour se défendre de la tyrannie des planteurs. Ils
mélangèrent différentes croyances, africaines et chrétiennes, pour en faire cette mystérieuse religion toujours très
présente et puissante en Louisiane, ainsi qu'en Afrique noire. Cet étrange petit musée présente un tas d'objets variés,
crânes humains, alligators empaillés, poupées, peaux de serpent, serpents dans du formol, et vend grigris, huiles magiques
et autres potions censées procurer travail et amour. C'est ici qu'habitait autrefois Marie Laveau, la grande prêtresse
du vaudou, née à la Nouvelle-Orléans en 1783. Entrée payante.
- Wax Museum of Louisiana Legends : un musée de cire qui retrace en une quarantaine de scènes l'histoire
de la Nouvelle-Orléans (l'apparition du jazz, le vaudou, la vente de la Louisiane par Napoléon, ...). Entrée payante.
- Lalaurie House (la maison hantée) : cette maison, acquise par Delphine Lalaurie (héritière d'une famille
créole) et son mari en 1831, accueillit de nombreuses réceptions mondaines. Mais en 1833, un voisin déclara à la
police avoir vu Delphine Lalaurie fouetter sans pitié une jeune esclave noire qui tomba du toit. De persistantes
rumeurs commencèrent alors à courir au sujet de ses serviteurs. En 1834, un incendie se déclara. Des voisins
pénétrèrent de force dans la maison pour sauver ce qui pouvait l'être, et trouvèrent derrière une porte fermée
à clef sept serviteurs affamés et enchaînés par les jambes et par le cou. Les Lalaurie durent fuir précipitamment
(probablement pour la France) pour échapper à la foule. La maison fut ensuite restaurée, mais les Lalaurie ne
revinrent jamais. Après sa mort en Europe, le corps de Delphine Lalaurie fut rapatrié à la Nouvelle-Orléans dans
le plus grand secret. Certains disent que depuis lors, la maison est hantée par les esprits de malheureux et que
l'on y entend des gémissements, des cris et des claquements de fouet. Même si la maison est fermée aux visites,
venez-vous y rendre compte par vous même ...

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Vue générale sur la ville et le Mississippi
La Nouvelle-Orléans est surnommée Crescent City parce qu'elle se trouve dans un méandre du fleuve
Mississippi
en forme de croissant. Coincée entre le Mississippi, l'immense lac Pontchartrain et les marécages environnants,
New Orleans est la seule ville américaine construite en dessous du niveau de la mer. Son système de pompage et
d'écoulement des eaux est donc unique : 4000 Km d'égouts et de canaux reliés aux lacs et rivières la drainent.
Une situation qui empire, car son niveau par rapport au fleuve descend de 7,6 centimètres par siècle. Les Indiens
s'étaient pourtant installés sur le site actuel de la ville car le sol y était plus élevé qu'ailleurs, avec des
digues naturelles empêchant les inondations. Comme partout en Louisiane, le Mississippi est peu visible car
canalisé par de hautes digues de terre. Ces levées furent construites à partir de 1927, suite à de grosses
inondations. Il est possible d'avoir une belle vue sur le Mississippi depuis la tour du World Trade Center
(rien à voir avec New York puisque celui-ci ne compte que de 33 étages), mais seulement depuis le bar (consommation
obligatoire). Une esplanade longe le fleuve tout le long du quartier français. On aperçoit ici le Mississippi
River Bridge, un pont à structure métallique qui permet de relier Algiers (à gauche) à la Nouvelle-Orléans (à droite).
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Tombes au-dessus du sol
Situé au nord du Quartier Français, le cimetière Saint Louis n°1 est le plus ancien de la ville et le plus proche
du Vieux Carré (les cimetières étant construits en bordure de ville, ils sont installés de plus en plus loin du
centre, suivant l'agrandissement de la cité). Comme dans la plupart des autres cimetières de la ville, les
tombes sont toutes des caveaux entièrement construits au-dessus du sol. Nous avons l'habitude d'en voir dans
nos cimetières, mais c'est très rare aux Etats-Unis. On enterre au-dessus du sol car rappelons-le, la ville
est située au dessous du niveau de la mer et les terrains sont souvent marécageux. Sans cela, beaucoup de
cercueils flotteraient en cas de crue et les tombes seraient remplies d'eau avant même d'être fermées. Les cryptes
ressemblent à des rangées de petites maisons de divers styles architecturaux. Celles antérieures à 1830 sont
plutôt modestes, tandis que celles construites après sont plus grandes et ornées de fronteaux de style
Renaissance grecque et de grilles en fonte. Plusieurs personnages historiques de la ville reposent ici, dont
Marie Laveau, la reine du Vaudou. Attention : les agressions sont fréquentes dans ce cimetière situé près d'une
cité très pauvre (au nord du cimetière). Ne vous rendez pas seuls au cimetière, même en plein jour. Le plus sûr
si vous voulez vraiment le visiter est de choisir une visite guidée, au cours de laquelle on vous racontera
quelques histoires surnaturelles sur la pratique du vaudou ou encore les maisons hantées.
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Balade sur le Mississippi
Il est tentant de s'offrir une balade en bateau sur le Mississippi. 3 bateaux se partagent le marché : le
Cajun Queen, le Creole Queen et le Natchez (ci-contre). Les 2 derniers disposent d'une
roue à aubes à l'arrière, et proposent repas et musique à bord. La balade d'une heure sur le Cajun Queen ne permet
pas de voir grand chose. On longe le quartier français et on visite une partie du port (qui compte 20 kilomètres
de quais et peut accueillir des navires de haute mer), en croisant au passage péniches et immenses barges
desservant le centre des Etats-Unis (la Nouvelle-Orléans est le deuxième port des Etats-Unis après New York, et le
troisième port le plus productif au monde en termes commerciaux). Le Creole Queen vous emmène jusqu'aux champs
de bataille historiques de la guerre de 1812, là où Andrew Jackson a battu les anglais avec l'aide du flibustier
Jean Laffitte (un nom que l'on retrouve souvent en Louisiane).
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Le Garden District
C'est la section américaine de la Nouvelle-Orléans. Après l'achat de la Louisiane, la ville vit arriver des
milliers d'Américains. Les tensions entre les créoles déjà établis et les nouveaux arrivants étaient courantes.
A partir de 1832 se développa une riche communauté bien à l'Ouest du Vieux Carré, pour concurrencer le quartier français.
On y construisit de très belles demeures de style colonial (rien à voir avec les plantations quand même, donc
mieux vaut visiter le quartier avant, sinon, on risque d'être un peu déçu). Les jardins de ces maisons, visibles
de la rue (contrairement aux patios du quartier français), ont donné son nom au quartier. Celui-ci peut se visiter à
pied (visites guidées d'une heure possibles) mais pas les maisons. Les plus belles demeures se trouvent dans le
carré délimité par les First et Fourth Streets (à l'Est et à l'Ouest) et par Prytania Street
au nord et Camp Street, 3 rues plus au sud. Les rues sont bordées de vieux chênes. On trouve dans ce quartier un autre
cimetière, le cimetière Lafayette. Ici aussi, les tombes se trouvent dans des caveaux au-dessus du sol.
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Louisiana Superdome
A 1,5 Km du quartier français se trouve le plus grand stade couvert du monde. Sa capacité va de 61.000 à 90.000
places selon la configuration (football, base-ball, basket-ball, concert). Les Rolling Stones y ont attiré 87.500
spectateurs. Le diamètre du dôme est de 210 mètres, et sa hauteur est de 82,50 mètres (soit 27 étages). Sa construction
a débuté en 1971 et il fut inauguré en août 1975. Si vous n'avez pas la possibilité d'assister à un match de
football américain, vous pourrez quand même le visiter du lundi au vendredi à 10h30/12h/13h30 (sauf évènements).
A proximité du stade, allez jeter un Šil sur à l'hôtel Hyatt Regency : les couloirs d'accès aux chambres
sont ouverts sur un gigantesque hall sur une vingtaine d'étages.
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Le pont le plus long du monde
Situé au nord de la ville, c'est le plus long pont du monde (plus de 38 kilomètres). Il relie la Nouvelle-Orléans
à la côte nord du lac. Sur 8 miles, aucune terre n'est visible. Non loin du lac, le City Park est un des
plus grands parcs du pays (4 Km de long sur 1,5 Km de large), avec ses chênes plusieurs fois centenaires et couverts
de mousse espagnole. Le parc, qui abrite entre autre le musée d'art de la Nouvelle-Orléans, un jardin botanique et
un stade, est bordé à l'est par le bayou Saint-John.
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Greater Saint Stephen Full Gospel Baptist Church
Rendez vous dans cette église si vous voulez assister à une messe Gospel. Elle est située au nord du Garden District,
au 2308 South Liberty Street (une adresse recommandée par le Guide du Routard). Les messes ont lieu le dimanche
(3 messes dans la journée, à 8h30, 12h et 18h30 à l'été 2001 mais vérifiez les horaires avant de venir). Il est
possible de rentrer même si la messe est commencée. Vous serez accueillis par des fidèles qui vous mèneront au
balcon. La messe dure 2 heures et l'église est pleine de monde. Les chants sont très beaux et on ne serait pas
étonné de voir apparaître Whoopy Goldberg comme dans Sister Act ! La chorale est accompagnée de guitares,
d'une batterie et d'un orgue. Evidemment, on ne comprend pas tout ce qui se dit, mais cela ressemble plus à un
discours politique animé (avec participation des fidèles) qu'à une messe comme on peut en voir en France.
Evitez de prendre des photos pendant la messe. Cependant, en demandant lčautorisation à la fin de la messe,
cela ne pose pas de problème pour en prendre. Concernant la tenue vestimentaire, évitez les shorts courts et
les épaules dénudées. Bien que situé loin du Vieux Carré (avoir une voiture ou prendre le tramway), le quartier
ne semble pas trop craindre (du moins en journée).
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Mardi Gras à la Nouvelle-Orléans
Ce carnaval est certainement l'un des plus grands du monde avec ceux de Rio et de Venise. Pendant les 10 jours
qui précèdent Mardi Gras, des dizaines de parades, de fêtes privées et de bals marqués sont organisés dans toute
la ville. Les festivités se terminent à minuit ce jour là. Le jour même (Mardi Gras est un jour férié à la
Nouvelle-Orléans), on peut assister à un défilé de chars, de déguisements en tout genre avec des costumes
magnifiquement ornés, et de la musique partout dans les rues. La coutume veut que chaque spectateur (ils sont
plus d'un million chaque année) crie au passage du cortège : "throw me somethin', Mister" (jetez-moi
quelque chose, Monsieur). Et l'on jette des pièces ou des médaillons. Les organisateurs sont une soixantaine
d'organisations privées (appelés krewes) complètement autonomes qui préparent leur cortège dans le plus
grand secret. Un club de 200 membres peut facilement défiler avec 3000 participants (clowns, orchestres,
danseurs, ...). La ville fournit seulement police et services sanitaires. Pendant la fête du Mardi Gras, les
25.000 chambres d'hôtels de la ville affichent complets et la pratique de la surréservation est malheureusement
parfois pratiquée.
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Mais aussi :
- Aubudon Park : Dessiné en 1815, ce parc parsemé de lacs comporte une belle allée de chênes verts, un
terrain de golf, un zoo, un aquarium et des serres. Monkey Hill, d'une dizaine de mètres de haut,
fut créée dans les années 30 pour montrer aux enfants du plat pays à quoi pouvait ressembler une colline.
Le zoo abrite plus de 200 espèces, dont des tigres blancs, alligators blancs, singes, ... Plusieurs habitats
sont reconstitués : les bayous de Louisiane, la jungle sud américaine, ...
Pour en savoir plus : http://www.aubudoninstitute.org
- National D-day Museum : Il fut inauguré le 6 juin 2000, 56 ans jour pour jour après le débarquement des
troupes anglo-saxonnes en Normandie. Ce musée commémore les différentes opérations lancées par les Américains
lors de la seconde guerre mondiale. Un premier hall honore les vétérans de Louisiane pendant la deuxième guerre
mondiale. On y trouve des reproductions de bateaux, avions et voitures allemandes, ainsi qučune salle dédiée à
la mémoire des combattants : objets personnels, armes, uniformes, équipements, Plusieurs expositions retracent
également les relations entre les Etats-Unis, le Japon et l'Allemagne à la fin des années 1930. Vient ensuite
l'entrée en guerre de l'Amérique, la préparation de l'invasion, l'opération Neptune qui envoya la plus grande
armada de l'histoire (5333 bateaux et 175.000 hommes) sur les côtes normandes à l'assaut du mur de l'Atlantique,
l'histoire du débarquement et enfin la victoire. Y sont exposés de nombreux objets provenant des plages d'Utah
et d'Omaha (Calvados). La deuxième partie du mémorial est dédiée aux guerres du Pacifique : Pearl Harbor bien sûr,
mais aussi les batailles de Midway, Guadalcanal, Iwo Jima, Okinawa, ainsi que les autres invasions du Pacifique.
Pour en savoir plus : http://www.ddaymuseum.org
- Casino Harrah's : ce casino fait partie de la même chaîne que son homologue de Las Vegas.

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Promenade dans le Bayou
Les bayous, ce sont ces marais qui formés par l'estuaire du Mississippi. Il sčagit de forêts de cyprès et de chênes
dont les troncs baignent dans une eau saumâtre. Les bayous furent le refuge des Cajuns, chassés du Canada par les
Anglais lors du "Grand Dérangement". Ils colonisèrent alors cette terre amphibie, apprirent à se nourrir
d'alligators et de patates. Un univers bien différent de ceux des grandes plantations. Plusieurs compagnies
effectuent des balades en bateau sur les bayous environnants. On passe sous des arbres drapés de mousse espagnole
et dans de petits chenaux. On y voit quasiment toujours des alligators,
que le guide nourrit à main nue. Ceux-ci sont visibles au printemps, en été et à l'automne. Ils hibernent pendant
les mois d'hiver mais on peut en voir sur les berges les jours où il fait chaud. La faune des bayou est également
composée dčoiseaux (échassiers), serpents d'eau, ratons laveurs, canards, ... Les tours peuvent être annulés en
cas de vent ou de fortes pluies. Généralement, la balade dure 2 heures. Tarif pour le Louisiana Swamp Tour : $22.00 (tarif 2001).
Cliquer sur l'image pour voir plus de détails.
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- Sécurité :
La Nouvelle-Orléans a longtemps souffert d'un fort taux de criminalité. Pourtant, comme à New York, la tendance
s'est inversée depuis quelques années. Néanmoins, comme dans bon nombre de grandes villes, les principes de
prudence élémentaires s'imposent : ne prendre sur soi que la somme minimum, éviter de s'afficher avec des
articles coûteux, se méfier des pickpockets, ...
Par ailleurs, en dehors du Vieux Carré, ne vous promenez pas seul le soir. Evitez les rues pas ou peu éclairées.
Si vous devez vous déplacer, faites le en voiture ou en taxi.
Ne vous aventurez pas dans les quartiers à risque, notamment le nord de Canal Street et de North Rempart
Street (la limite supérieure du Vieux Quartier). N'oubliez pas qu'aux Etats-Unis, l'atmosphère d'un quartier
peut changer d'un pâté de maison à l'autre. Il est également déconseillé de pénétrer seuls dans le cimetière
Saint Louis car celui-ci est situé près d'un quartier très pauvre.
Sachez pour finir que le port d'armes est autorisé dans cet état. En août 1997, le parlement de Louisiane a voté une
loi autorisant un propriétaire à tirer sur quelqu'un pénétrant dans sa maison ou sa voiture (considérée comme
un domicile aux Etats-Unis).
- Comment visiter la ville :
La Nouvelle-Orléans se visite à pied (notamment le quartier français) ou en tramway. La voiture peut être utile
pour aller visiter les quartiers éloignés du centre (Garden District, ...) ou les bayous. Les parkings sont
extrêmement chers dans le quartier français (exemples de prix : $4 pour 1 heure, $13 pour 8 heures).
En s'éloignant un tout petit peu, les prix deviennent plus raisonnables : de $5 à $8 la journée (entre 6h à 18h).
Vous pouvez également choisir de vous déplacer avec les transports en commun :
- Saint Charles Streetcar : cette ligne de tramway qui fonctionne 24h/24 suit la courbe du fleuve le long de
l'avenue Saint Charles et des maisons victoriennes. Tarif : $1 (tarif 2001). C'est le plus vieux tramway au
monde en service continu. Il date de 1835. Les 25 voitures datent de 1924. La plupart des pièces remplacées
sont faites à la main ! Il fut immortalisé par l'écrivain Tennessee William dans la pièce Un tramway
nommé désir (dans cette pièce, le tramway passait par Desire Street).
- Riverfront Streetcar : ligne de tram touristique qui longe le Mississippi le long du quartier français.
Fonctionne tous les jours de 6h à 22h30. Tarif : $1,25 (tarif 2001).
- Les autobus publics qui sillonnent la ville. Tarif : $1 (tarif 2001).
Munissez-vous de la monnaie exacte. Il existe également une carte (RTA Visitor Pass, vendue dans beaucoup d'hôtels
et de commerces) qui permet d'emprunter tous les bus et tramways pendant un jour ($4) ou 3 jours ($8).
- Se rendre de l'aéroport à l'hôtel :
Il existe un bus public (le Public Transit Aiport Express) qui se prend au 2ème
niveau face à la porte 5 (1 à 4 bus par heure). Des navettes Airport Shuttle passent tous les 1/4 d'heure
et desservent les principaux hôtels du centre-ville (environ $10 par personne). En taxi, cela vous coûtera environ
$25 (tarif 2000) pour vous rendre jusqu'au quartier français. L'idéal est de louer une voiture (prendre la navette
du loueur au niveau de la salle de récupération des bagages). Compter environ 30 minutes en voiture et 40 en bus
(selon la circulation) pour vous rendre dans le centre. Réclamez un plan de la ville au loueur.
- Centres d'information pour les visiteurs :
Il en existe un à l'aéroport international (devant les halls B et D, ouvert de 8h à 21h) et un autre en face de
Jackson Square, au 529 St Ann Street (on y trouve une intéressante documentation du New Orleans Convention and Visitor Bureau
en français concernant les maisons du quartier français, des coupons de réduction, des listes d'hôtels, ...).
- Climat :
La Nouvelle-Orléans jouit d'un climat sub-tropical, chaud et humide en été. Les hivers sont doux, la moyenne
étant de 13°. Il pleut abondamment entre mars et septembre. La moyenne annuelle des précipitations (1,52m) est
l'une des plus élevée du pays. Les averses sont souvent violentes mais ne durent pas trop longtemps. De décembre
à février, la température moyenne se situe autour de 13° ; de mars à mai entre 16 et 20° ; de juin à septembre
entre 24 et 28° (mais en juillet, le thermomètre peut monter jusqu'à 39°C !) ; d'octobre à novembre entre 15 et 20°.
- Shopping :
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Centres commerciaux : Jackson Brewery et surtout Riverwalk, le long du Mississippi, un grand centre commercial
(plus de 140 boutiques et restaurants) qui s'est installé sur le terrain de l'exposition internationale de 1985.
On trouve également de nombreuses boutiques dans tout le quartier français. Sachez qu'il est possible de se faire
rembourser les taxes sur les achats effectués dans les magasins arborant le pictogramme ci-contre (voir les
conditions). |
- La cuisine :
Les cuisines créole et cajun de la Nouvelle-Orléans sont très variées. Les ingrédients de base sont souvent les fruits
de mer, le poulet, le porc, le riz et les haricots. Si la cuisine cajun est assez pimentée, la cuisine créole est plus
épicée avec des nappages de sauce.
Voici quelques plats typiques :
- jambalaya : poêlée de riz très pimentée, avec jambon, poulet, tomate, céleri, et parfois fruits de mer.
- gumbo : soupe aux fruits de mer, servie en entrée ou en plat principal avec du riz.
- po-boy : ce diminutif de poor boy (garçon pauvre) désigne en fait le sandwich plus ou moins copieux
que l'on peut trouver dans bon nombre de petits restaurants.
- haricots rouges au riz.
- crevettes à l'étouffée.
- café au lait et beignets.
- Les fêtes à la Nouvelle-Orléans :
- janvier : célébration de la bataille de la Nouvelle-Orléans.
- février/mars : Mardi Gras, défilé de la Saint-Patrick, fête du printemps, festival "Black Heritage", fête des écrevisses de Louisiane.
- avril : fête du quartier français, festival de jazz de la Nouvelle-Orléans (dernier week-end d'avril/premier week-end de mai).
- mai : fête des grecs.
- juin : festival "Reggae Riddums".
- juillet : festivités du 4 juillet sur la rivière.
- octobre : festival des marais, festival du gumbo, Halloween.
- décembre : Noël façon Nouvelle-Orléans, réjouissances dans les rues pour le compte à rebours du jour de l'an.
- Cartes :
- Site Internet :
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Dernière révision : Juin 2003